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Mode in Belgium

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Les labels de mode éthique et éco-responsable à connaître

Les labels de mode sont des certifications qui garantissent l’engagement des marques et des usines qui produisent les vêtements. Composition, impact environnemental, conditions de travail, procédés de fabrication et rémunération des employés font l’objet d’une analyse minutieuse. Malheureusement, les marques de fast-fashion ont bien compris le pouvoir de ces labels de mode. Ils s’auto-attribuent alors des certifications créées de toutes pièces dans le but de tromper le consommateur. Il est donc alors important de savoir reconnaître les vrais labels des faux pour ne pas se faire avoir. 

Qu’est-ce qu’un label ?

Un label est une marque protégée qui est associée à un produit. Celui-ci est délivré par une organisation publique, parapublique, une organisation professionnelle ou une association. Pour obtenir un label, le produit doit répondre à un ensemble d’exigences. Ce label garantit la qualité, l’origine ainsi que les conditions de fabrication du produit. Les labels ne prouvent pas qu’une marque est éthique à 100% et l’absence de label ne veut pas dire que le produit n’est pas durable. En effet, la labellisation coûte cher et certaines marques n’ont pas les moyens de se la payer. Il est donc important de se renseigner avant de boycotter une marque.

Les Labels de mode éthique auxquels être attentifs

GOAT

Label GOAT pour Global Organic Textile Standard garantit le respect de l’environnement ainsi que des conditions de travail dignes pour les employés. De plus ce label certifie que le produit n’atteint pas la santé de ceux et celles qui le portent. Pour recevoir ce label, les marques doivent prouver :

  • L’absence de produits chimiques nocifs dans le produit
  • L’intégration d’au moins 70 % de fibre écologique 
  • La réduction de la consommation d’eau et d’énergie 
  • Un bon traitement des déchets 
  • L’interdiction de produits chimiques toxique pour l’environnement
  • La qualité écologique de l’ensemble de la chaîne de production 
  • Des conditions de travail qui respectent les conventions de l’Organisation

100 by Oeko-Tex

Le standard 100 by Oeko-Tex garantit l’absence (ou la concentration limite) des substances chimiques nocives pour la santé. Ce label ne concerne que le produit fini. Il ne vérifie pas les procédés de fabrication ou les conditions de travail. Pour pallier ce manquement, Oeko-tex a créé “Made in Green by Oeko-Tex”. Cette certification garantit l’absence de produits chimiques dangereux, mais aussi les procédés de fabrication qui doivent être respectueux de l’environnement et des droits humains. 

Global Recycled Standard

Le Global Recycled Standard (GRS) certifie que les produits sont réalisés à partir d’au moins 50% de matériaux recyclés et que le produit a été créé dans le respect des critères environnementaux et sociaux. 

PETA

L’association PETA pour Ethical treatment of Animal se bat pour protéger le droit et la dignité des animaux. La certification Peta garantit que les produits ne contiennent aucune matière animale et que ceux-ci n’ont pas été testés sur les animaux. Le label est accordé après une auto-déclaration du fabricant qui paie pour pouvoir l’utiliser.

Fair Wear

La Fair Wear Foundation est une organisation qui vérifie que les conditions de travail sont décentes. Pour recevoir ce label, les entreprises doivent :

  • Ne pas faire travailler d’enfants
  • Assurer la sécurité des travailleurs au sein de l’entreprise
  • Payer correctement ses salariés
  • Ne pas avoir recourt à de la discrimination (sexe, nationalité, handicap, etc. ) 
  • Assurer des horaires de travail décents

Fairtrade

Le label Fairtrade assure que les ingrédients sont issus du commerce équitable. La production, la transformation et la commercialisation doivent répondre aux standards Fairtrade. Ce label permet aussi aux producteurs locaux et aux coopératives d’avoir un prix juste et stable pour leurs produits. De bonnes conditions de travail et des critères écologiques sont indispensables pour obtenir la certification Fairtrade.

B-Corp

Le Label B-Corp est donné aux entreprises qui répondent aux exigences sociétales, environnementales et de transparence envers le public. B-Corp signifie “Benefit Corporation” qui désigne une société qui à des effets bénéfiques sur le monde en étant rentable.

Cette liste de label n’est pas exhaustive. Il en existe encore de nombreux d’autres que vous pouvez découvrir sur le site Infolabel. L’objectif est de ne pas se laisser tromper par les faux labels que s’auto-octroient les marques de fast-fashion et ainsi ne pas tomber dans le piège du greenwashing

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Sources : LabelinfoWedressfair 

Article rédigé par Aline Jottard, stagiaire

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6 podcasts slow fashion pour les adeptes de mode éthique

Il s’écoute partout, il est long ou court, il s’agit d’interviews ou de monologues, nous parlons évidemment du podcast ! Ce dernier s’impose depuis quelques années comme le nouveau média à la mode. Il se glisse dans le creux de l’oreille et permet d’écouter des conversations, des débats, des réflexions sur des sujets variés. 

Dans cet article, nous vous proposons 6 podcasts slow fashion, belges mais pas que, à découvrir sans plus tarder. Que ce soit des rencontres avec des créateurs belges, des discussions sur les dérives de la fast fashion, des conseils pratiques pour adopter la slow fashion, ces 6 podcasts tentent de démocratiser les débats sur la mode et informer sur ce monde très souvent caractérisé par son manque de transparence. 

Notre sélection de podcasts slow fashion

We Love Belgian Brand, le podcast qui parle de mode belge

We Love Belgium Brand est un podcast belge créé par Astrid, une Française expatriée à Anvers depuis plus de 10 ans ! Son but ? Questionner, partager les modèles alternatifs et innovants et aller à la rencontre des créateurs belges. 

Astrid explique dans le tout premier épisode de son podcast qu’elle est passionnée par la mode depuis son plus jeune âge.  Rapidement, elle a su qu’elle voulait intégrer ce monde “qu’elle croyait de rose et de paillettes” dit-elle. Amoureuse de son pays d’adoption, elle s’est également prise de passion pour  les créateurs du plat pays” (un point commun avec Mode in Belgium ¨sourire¨). Son podcast We Love Belgian Brand propose sous forme d’interview des rencontres de créateurs belges (en français et néerlandais) pour les questionner sur leur métier,  le développement de leur marque et la façon dont ils ont remis en question certains modèles traditionnels. 

Notre recommandation ? L’épisode 5, la rencontre avec la co-créatrice de Juna Fae, une marque de bijou éthique et belge.

Nouveau modèle, remettre la mode traditionnelle en question

Nouveau modèle n’est pas un podcast belge mais français. Chloé Cohen, la créatrice, invite autour de son micro des femmes engagées, voire militantes, dans le monde de la mode. Les profils sont variés : historiennes, chimistes, stylistes, journalistes, chaque femme apporte un regard nouveau sur la slow fashion dans ce podcast. Chloé les interroge sur leurs valeurs, leur parcours et leurs projets pour améliorer le monde de l’industrie textile. La mode est le sujet principal de ce podcast mais les discussions engendrent également des réflexions sur l’environnement, le féminisme, la responsabilité de chacun, les droits humains et la façon dont ils peuvent être bafoués par la fast fashion. Bref, chaque épisode nous invite, de manière très bienveillante, à nous interroger sur les facettes de la mode traditionnelle et du pourquoi un nouveau modèle est nécessaire .

Nous vous recommandons, entre autres, l’épisode “Sophie Kurkdjian, historienne : Comment en est-on arrivé là ?”.

So Rare, des rencontres belges et inspirantes

So Rare est le podcast de Sophie Carrée PR, une agence de presse belge spécialisée mode et lifestyle. Dans ce podcast, à travers 6 épisodes, on part à la rencontre de femmes mais également d’hommes pour en apprendre plus sur leurs histoires. Développé entre 2019 et 2020, le projet est aujourd’hui mis en pause mais les épisodes sont toujours accessibles sur toutes les plateformes d’écoute. 

Le premier épisode de la série est particulièrement intéressant : “Franck Kerckhof, lutter contre la fast-fashion avec l’Empty Shop by Oxfam Solidarité”.

On(Ward) Fashion, le podcast slow fashion du média The Good Goods

Développé par le média français The Good Goods et animé par la co-fondatrice de ce dernier, le podcast On(Ward) Fashion propose chaque semaine (ou presque) un nouvel épisode dont le but est de donner des solutions pour une mode durable. Victoire reçoit à son micro des hommes et femmes, entrepreneur.e.s engagés qui partagent leur expertise pour nous guider et conseiller vers une mode éthique et responsable. Au départ pensé pour aider les marques dans leur propre développement et amélioration, le podcast s’adresse également à toute personne désireuse d’en apprendre plus sur la slow fashion.

Plusieurs thématiques sont abordées et classées en 3 catégories :  #TECh,  #MARQUES et  #EXPERTS – chaque épisode est précédé du # et vous permet de repérer facilement les sujets susceptibles de vous intéresser. Ce podcast est au départ pensé pour aider les marques dans leur propre développement et amélioration mais 

On vous recommande tout particulièrement l’épisode “#MARQUE Cepovett – Le vêtement de métier, ovni dans le monde de la mode” !

Matières Premières, le podcast qui décrypte la mode et ses dérives

Matières Premières est un podcast 100% documentaire animé par Anthony Vincent, journaliste mode chez Madmoizelle, un média français. Anthony souhaite à travers ce format aider et guider toute personne soucieuse de mieux choisir ses vêtements (un autre fan de l’adage : moins mais mieux!) et se tourner vers un mode durable. 

A travers les 6 premiers épisodes de la série, l’animateur interroge chaque matière première de l’industrie textile : ses avantages, ses dérives, son impact, son entretien. Des questions intéressantes qui tentent de faire la part des choses, de trier le vrai du faux mais surtout de rendre accessible à tous l’information ! Le dernier épisode en ligne aborde quant à lui la question de la seconde main et des sites de reventes … 

Avec son format pratique de 30 min, ce sont tous les épisodes que l’on vous recommande ! 

➡️Notre guide des matières éco-responsables 

93 Remèdes à la Mode, la slow fashion en pratique

Le podcast 93 Remèdes à la Mode pose ce constat : “l’industrie de la mode semble à bien des égards malade mais porte aussi en elle des valeurs de créativité, d’affranchissement et d’expression personnelle (…)”. Alors comment faire pour rendre la mode plus éthique? Faire de la slow fashion le nouveau modèle de l’industrie textile ? Trois associations françaises ont décidé de s’associer pour créer un podcast (mais pas que, il s’agit également d’ateliers et d’animations) qui livre de vrais conseils pratiques pour adopter la slow fashion. 

On aime particulièrement l’épisode qui aborde le sujet de l’upcycling : “Fait maison, do it yourself ou encore upcycling, de quoi parle-t-on ?”. 

Sur la route du travail, en cuisinant, en faisant votre sport ou le soir dans votre lit, le podcast s’écoute partout. Instructif et divertissant, ce format en séduit plus d’un et ce, quels que soient vos sujets de prédilection. Pour les amateurs.trices  de mode engagée, ces 6 podcasts slow fashion devraient vous plaire ! 

➡️4 podcasts belges à écouter sans plus tarder 

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Upcycling, quand la mode devient circulaire

Chaque année, 4 millions de tonnes de vêtements mais également des chutes de tissus sont jetées (chiffre pour l’Europe, source)… un vrai désastre écologique. Heureusement, aujourd’hui, les choses commencent à bouger et des initiatives voient le jour dans le but de réduire ce gaspillage textile (et toutes autres formes de pollution liées à l’industrie de la mode). 

Découvrez nos articles sur la mode éco-responsable  … 

➡️Comment adopter la slow fashion ? 

➡️Comment savoir si une marque de mode est éthique et éco-responsable?

➡️Le glossaire de la mode éthique et responsable 

Upcycling, qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que l’upcycling ? “Surcyclage” en français, le terme désigne le fait de créer de nouvelles pièces de vêtements (ou accessoires) à partir de textiles existants. On donne une nouvelle vie à ces derniers tout en leur donnant une valeur supérieure. Quelques exemples pour illustrer le terme : transformer une paire de rideaux en un ensemble veste – jupe; assembler deux chemises pour en faire une nouvelle; transformer des essuis de bain en top; et bien d’autres encore, la seule limite de l’upcycling étant l’imagination. 

Une lutte contre le gaspillage de surproduction dans les industries textiles

L’upcycling vient résoudre un problème du monde textile : que faire des chutes de tissus, des vêtements que l’on ne porte plus et des invendus issus de la surproduction ? Ils sont déjà produits alors, il faut les utiliser ! 

L’upcycling peut s’appliquer aux vêtements mais également aux récupérables, c’est-à-dire les rouleaux de tissu, les chutes textiles, les linges de maison, … ceux-ci peuvent être neufs ou usagés. 

Upclycling et recyclage, quelle différence ?

En s’intéressant à l’upcycling, on peut rapidement se demander quelle est la différence avec le recyclage. Si les deux donnent une nouvelle vie à un objet ou une matière, la façon de le faire est différente. L’upcycling transforme sans détruire tandis que le recyclage consiste à défaire (ou détruire) la matière première pour créer une nouvelle matière première qui servira à la création. Dans la mode responsable, certaines marques travaillent par exemple avec du nylon recyclé pour les maillots de bain. 

➡️Notre guide des matières éco-responsables 

Upcycling et recyclage s’inscrivent dans une logique de mode circulaire où tout se réutilise. 

La mode circulaire, une solution durable et responsable ?

L’upcycling est bien plus qu’une tendance mais c’est aussi une nouvelle manière de consommer la mode de manière durable et responsable. Il s’inscrit dans un modèle d’économie circulaire qui revalorise l’existant. On fait vivre le vêtement le plus longtemps possible. 

Prendre le parti pris de réutiliser les stocks déjà existants permet de diminuer l’impact environnemental de production (et de la gestion des déchets) des vêtements, limitant le plus possible l’utilisation des ressources nécessaires à la création de ces derniers. Bien souvent, les créations upcyclées s’inscrivent également dans une démarche d’économie locale en utilisant les stocks disponibles à proximité. 

La mode est-elle indéfiniment circulaire ? Il arrive évidemment un moment où l’issue ultime du vêtement est de “mourir”. Dans un modèle d’économie circulaire parfait, il faudrait que ce dernier soit biodégradable, ne laissant presque aucune trace de son passage dans la nature (des matières comme la laine naturelle ou le chanvre sont biodégradables par exemple). Dans les faits, ce n’est pas toujours aussi simple. Néanmoins, faire le choix de matières durables et d’un modèle de production et création éco-responsable est déjà un pas énorme dans le changement des habitudes de consommation. Mais, vous le savez, chez Mode in Belgium, on préconise surtout de faire de son mieux, selon ses moyens 🙂

Adopter l’upcycling et laisser libre cours à son imagination

Dans la mode mais pas que, l’upcycling permet de laisser libre cours à son imagination ! 

Certaines marques en font leur spécialité comme méson, une jeune marque belge qui met à l’honneur chaque pièce de la maison en donnant vie à de nouveaux vêtements tendances et non genrés. Upcychic est également une plateforme belge créée pour mettre en avant les jeunes créateurs d’upcyling, de la chemise à la pochette en passant par le top, on trouve des pièces tendances et originales. 

L’avantage de l’upcylcing c’est que ce sont des pièces uniques ou presque, une bonne manière d’affirmer son style avec originalité. 

A vous de jouer

Et pourquoi ne pas tester de votre côté ? Vous avez sans doute des vêtements que vous ne portez plus ou des chutes de tissus (des anciens mouchoirs, des vieux essuies vaisselles, etc.) qui traînent chez vous ! Donnez-leur une nouvelle vie. Vous pouvez créer une éponge tawashi avec plusieurs morceaux de tissus; découpez un ancien jeans pour en faire un nouveau short; transformez un foulard en top; … les possibilités sont infinies et peuvent s’appliquer dans tous les domaines, de la mode à la déco ! 

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Le guide des matières éco-responsables: vers une mode plus durable

Une matière éco-responsable se définit principalement par son faible impact environnemental. Elle peut être naturelle ou en partie naturelle et même recyclée. Si, en plus, les moyens de production de cette matière sont éthiques, c’est un vrai combo gagnant. Faisons le point. 

Mode éthique, mode éco-responsable, matière recyclée ou upcyclée, tout un jargon que nous tentons d’apprivoiser à partir du moment où l’on s’intéresse à la mode plus durable. Pour en savoir plus sur ce vocabulaire, découvrez notre Glossaire de la mode éthique et responsable

L’impact environnemental de nos vêtements

On le répète très souvent, l’industrie textile est très polluante. Aujourd’hui, de plus en plus de marques mais également de consommateurs se tournent et s’intéressent à la slow fashion. Un tournant nécessaire si l’on souhaite changer les choses et agir pour notre planète (chacun à son échelle, évidemment). 

L’une des premières choses à prendre en compte dans la mode est la matière première utilisée. Celle-ci va être déterminante dans le calcul de l’empreinte environnementale que va laisser le vêtement. Pour que ce dernier soit éco-responsable, il est nécessaire d’opter pour des matières naturelles ou recyclées peu polluantes. Et oui, rappelons quand même que le polyester (le petit favori de la fast fashion) est obtenu à partir de dérivés du pétrole tandis que le lin ou le chanvre d’une plante … Mais attention, fibre naturelle ou végétale ne signifie pas non plus un sans faute. Certaines matières, comme le coton, demandent de grandes quantités d’eau et il faudra privilégier les labels biologiques pour éviter l’ajout de substances chimiques. De plus, certaines marques jouent également sur les pourcentages de tissus biologiques et recyclés pour camoufler la matière principale qui est elle synthétique. 

Outre la matière première, il est également important de prendre en compte les moyens de production (dont les procédés de traitement et de teinture des tissus), le lieu et les conditions de travail. Pour savoir comment reconnaître une marque éthique et éco-responsable, consultez cet article. La clé ? L’étiquette et la transparence de la marque envers les consommateurs. 

Les matières naturelles et à base de fibres naturelles

Les fibres naturelles peuvent être d’origine végétale ou animale. On distingue aussi les tissus à base de fibres naturelles dont de nouvelles matières ultra innovantes fabriquées à partir de cellulose. 

Le lin

Le lin est une des matières les plus éco-responsables. En effet, en plus de demander très peu d’eau pour pousser, peu d’entretien et pas ou peu de pesticides, le climat français et belge lui convient parfaitement. Utilisé dans l’habillement, le lin est un tissu à la fois léger, résistant et thermorégulateur idéal pour les vêtements du quotidien. 

Le lin biologique

Si le lin est déjà une matière très écolo de base, il se peut que les productions standards utilisent quelques produits chimiques pour faciliter sa production et son traitement. Optez pour du lien BIO est un petit pas supplémentaire vers l’éco-responsabilité de cette matière. 

Le chanvre

Le deuxième grand gagnant de l’éco-responsabilité : le chanvre. Le chanvre est une plante qui a tout bon et qui compte de nombreuses utilisations ! En cosmétiques, en cuisine et même dans le monde du textile, cette plante est à privilégier. Le chanvre est également cultivé en France et en Belgique (entre autres) et demande, elle aussi, très peu d’eau. 

Notre article complet sur le chanvre : Le chanvre textile, un tissu écologique à adopter

Petite mise en garde concernant le lin et le chanvre, essayez d’être attentif au pays où le vêtement est confectionné. Le lin ou le chanvre peut venir de France mais être envoyé en Asie pour être transformé et renvoyé en Europe pour être vendu.

Le liège

Le liège est de plus en plus utilisé dans le monde de la mode éco-responsable, bien souvent en maroquinerie pour les sacs, portefeuilles et autres accessoires. Le liège provient de l’arbre chêne-liège, un arbre qui ne meurt pas lorsqu’on enlève son écorce et qui se régénère et ce, sans aucun traitement chimique. Cet arbre pousse dans les pays méditerranéens comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal. 

Le coton biologique

Le coton traditionnel, bien que ce soit une matière naturelle, n’est pas pour autant éco-responsable. Cette matière représente 25% de la production textile mondiale et est cultivée en Inde, Turquie, Chine et USA. Elle demande à la fois beaucoup de chaleur mais également d’eau, en (très) grande quantité ainsi que des produits chimiques pour son traitement. Si vous faites le choix du coton, il vaut mieux privilégier le coton biologique  (généralement certifié GOTS) qui assure que la production soit faite sans produit polluant et dans le respect des travailleurs. 

La laine naturelle

D’origine animale, la laine naturelle est une matière à la fois éco-responsable et pratique. Les vêtements en laine ne demandent que peu d’entretien. En effet, elle est thermorégulatrice et antibactérienne et il est conseillé d’éviter de la laver à la machine. Elle est également biodégradable. 

Attention, faites bien attention à la provenance de la laine. Certains labels certifient une méthode de production respectueuse du bien-être animal. 

Toutes les infos sur la laine naturelle dans notre article dédié : La laine naturelle, notre allié pour l’hiver !

Le tencel ou Lyocell

Le Tencel est la marque déposée du Lyocell développée par la société autrichienne Lenzing. 

Alternative éco-responsable à la viscose, cette matière est composée de fibres artificielles produites à partir de la pulpe des arbres. La pulpe de l’arbre doit être dissoute dans un solvant naturel ce qui permet d’obtenir la fibre. Ce solvant est ensuite recyclé, ce qui en fait un processus 100% éco-responsable, contrairement à la viscose traditionnelle. Idéalement, il est conseillé de choisir les tissus avec le label FSC (qui assure une gestion des forêts responsable). Le tencel est idéal pour les vêtements techniques et de sport car il est très respirant et absorbe l’humidité. 

On trouve également parfois le nom Ecovero, le petit frère du Tencel, presque comparable à la soie. 

La viscose, une matière artificielle polluante

Le Tencel est souvent décrit comme une alternative positive à la viscose, une matière artificielle très répandue dans le monde de la mode car très résistante, facile à teinter et qui s’adapte à toutes les coupes. La viscose est obtenue à partir de la cellulose de bambou ou de coton transformée par un procédé très chimique (à base de sulfate de soude et d’acide citrique, des produits non recyclés ni recyclables) et gourmand en eau. 

Le modal

Également un concept lancé par l’entreprise autrichienne Lenzing, le modal est fabriqué à partir de cellulose de bois de hêtre transformé en tissu par un procédé chimique. Le gros plus de cette matière est qu’elle peut être recyclée à 99% et sa production demande très peu d’eau. Le modal est très doux et souple et il va le plus souvent être utilisé pour les sous-vêtements. 

Comme pour le tencel, il faut être attentif à l’origine du bois utilisé pour la création du modal.

Le cuir au tannage végétal et les cuirs vegans

Le tannage est le procédé par lequel la peau animale est transformée en cuir. Traditionnellement, ce procédé se réalise avec des du chrome, un produit loin d’être éco-friendly. Aujourd’hui, de plus en plus de marques éco-responsables optent pour le tannage végétal à l’aide d’écorce, de bois et de feuilles. 

Pour une alternative au cuir sans exploitation animale, pensez aux cuirs végétaux qui ont de plus en plus la cote. Obtenus à partir d’ananas, de raisins ou encore d’eucalyptus qui sont à la fois moins chers à produire et évitent l’élevage animal destiné à ces fins.

Les matières recyclées

Polyester recyclé

Le polyester classique est sans doute une des fibres les plus polluantes qui existent dans le monde du textile, un allié incontestable de la fast fashion. Résistante et légère, elle ne se froisse pas et sèche rapidement. Elle a tout d’une matière idéale sauf qu’elle provient d’un dérivé du pétrole (environ 1,5 kg de pétrole = 1 kg de polyester). Les vêtements produits à partir de cette matière vont rejeter tout au cœur du cycle de leur vie des micro particules de plastique qui finissent directement dans la nature. 

Néanmoins, on peut également trouver sur le marché du polyester recyclé. Kesako ? Il s’agit de tissu obtenu à partir d’autres déchets textiles ou de recyclages de bouteilles en plastique par exemple. Ce processus permet de réduire l’empreinte écologique des vêtements. Il n’est pas rare de trouver des combinaisons de matières dans un même habit avec X % de polyester recyclé, X % de lin, etc. 

Nylon recyclé

Le nylon est également une fibre synthétique très polluante. De nouveau, l’innovation a permis de mettre en place certains procédés de recyclage du nylon pour obtenir une fibre plus éco-responsable. Econyl par exemple, est une marque déposée par une entreprise italienne qui recycle les déchets plastiques des océans pour en faire des fibres nouvelles. Cette matière est principalement utilisée dans les maillots de bain car elle est à la fois élastique et résistante. Attention, il s’agit toujours d’une matière synthétique qui rejette des microparticules. Mais cela de façon bien moindre que pour du nylon ou du polyester classique. 

Le problème des fibres synthétiques

Polyester, acrylique, nylon, élasthanne, .. en regardant l’étiquette de nombreux vêtements on trouve ces noms bien connus de l’industrie textile. Les matières synthétiques ont vu le jour dans les années 40 mais n’ont été démocratisées que 30 ans plus tard. Fibres adorées de la fast fashion, elles sont bon marché et faciles à travailler. Pourtant, leur production est l’un des procédés les plus polluants du 21e siècle. Le polyester (et les autres) est obtenu à partir de pétrole (une ressource première limitée …) transformé en fibre (la polymérisation) par un lourd processus rejetant une quantité astronomique de CO2. Cerise sur le gâteau, les agents chimiques utilisés pour fabriquer les matières synthétiques sont éliminés au fur et à mesure des lavages de nos vêtements. 

Caoutchouc recyclé

Utilisé bien souvent pour les semelles de chaussures de marque engagée, le caoutchouc recyclé permet d’éviter l’exploitation de matière neuve inutilement. Le caoutchouc naturel est obtenu à partir du latex de l’arbre hévéa, une culture très controversée tandis que le caoutchouc synthétique à partir de pétrole, tout aussi controversé et encore plus polluant !  Les déchets de caoutchouc sont fréquents : pneus de voiture et de vélo, anciennes semelles de chaussures, … les réutiliser apparaît comme une solution éco-responsable et économique. 

Une mode plus durable est possible et cela passe entre autre par le choix de matières éco-responsables. 

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Les applications de mode éco-responsable

Imaginez-vous en plein shopping, vous craquez pour une marque mais vous ne trouvez rien de concret sur l’impact environnemental de celle-ci.  Ou bien devant votre garde-robe désespéré de trouver une tenue sympa à mettre aujourd’hui sans craquer pour un nouvel achat. Pas de panique, toutes ces applications de mode éco-responsable vont vous rendre la vie plus facile !

GOOD ON YOU

Good on you, c’est une application super pratique qui permet de découvrir, sur une échelle allant de 1 (étant « à éviter) à 5 (étant « excellent »), l’impact environnemental de telle ou telle marque. Il suffit de rentrer dans la barre de recherche le nom de l’enseigne et l’application vous fournira toutes les informations qu’elle a pu trouver. Le petit plus de cette appli est qu’elle propose des marques alternatives qui sont classées « excellentes ». Quand on est en plein shopping, pouvoir vérifier rapidement l’impact environnemental d’une marque de façon fiable, c’est vraiment un plus !

Pour le petit instant célébrité, l’application est fortement soutenue par Emma Watson. L’actrice de Harry Potter, extrêmement engagée en termes de mode durable, est devenue une source incontournable en termes d’idées et de conseils lorsqu’il s’agit de protéger notre planète et ses êtres vivants. Une personne à suivre sur les réseaux si on cherche un peu de motivation pour passer à une mode durable !

30 WEARS

Si vous avez besoin d’un petit peu de motivation pour passer à une mode durable, le défi « 30 wears » de l’application, du même nom, est faite pour vous ! Cette plateforme vous challenge de porter 30 fois le même vêtement. De cette façon, vous vous rendez compte à quel point, parfois, on ne porte qu’une ou deux fois un habit avant de s’en débarrasser. L’application a pour but de faire réfléchir les gens lorsqu’ils achètent une pièce en se posant systématiquement la question : « est-ce que je vais porter ce vêtement au moins 30 fois ? ». 

SAVE YOUR WARDROBE PACK ET PLAN

Le slogan de cette application la résume assez bien : « Votre garde-robe numérique pour un avenir de mode plus durable ». Save Your Wardrobe est une véritable alliée en termes de mode éco-responsable. Elle vous invite à construire votre dressing numérique et vous aide à imaginer des tenues en fonction de ce que vous possédez déjà. Vous avez un assistant à tout moment avec cette application, car celle-ci vous prodigue des conseils personnalisés en fonction de votre style, de votre calendrier et de la météo. L’application fonctionne avec des partenaires, favorables aux initiatives durables, pour être la plus complète possible. Grâce à eux, vous pouvez réparer, nettoyer à sec ou encore faire don de vos vêtements en un seul clic ! Si un petit matin vous ne savez pas quoi mettre, n’hésitez pas et tester ce que cette app a à vous offrir comme idée !

Clear Fashion

Clear Fashion est une application basée sur le même principe que Yuka. Il vous suffit de scanner le code-barres Clear fashion score sur les vêtements dont vous souhaitez connaître l’impact environnemental. Le but de Clear fashion est de fournir une étiquette indépendante pour que vous puissiez vous faire une vraie idée de l’impact environnemental des marques. Le petit hic avec cette application, c’est qu’il n’y a encore pas beaucoup de marques qui se sont lancées, et donc Clear fashion n’est pas encore une application très pertinente. Mais ils sont en train de faire campagne pour que le plus de marques possibles affichent leur Clear fashion score. À noter que pour l’instant l’application n’est pas disponible en Belgique, mais l’app est en pleine évolution, donc affaire à suivre… 

Toutes ces applications de mode éco-responsable ne sont pas belges, mais elles sont malgré tout super utiles pour apprendre à consommer mieux. On espère qu’avec elles, votre shopping durable s’avère moins compliqué à faire !

 Aline Vlasselaer

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Comment savoir si une marque de mode est éthique et éco-responsable?

Lorsqu’on fait du shopping, ce n’est pas toujours facile de savoir si une marque est éthique et éco-responsable ou pas. C’est pourquoi nous vous donnons ici les 4 critères à analyser pour connaître l’impact environnemental et humain des marques.

Le respect de l’environnement

Pour savoir si une marque est respectueuse de l’environnement ou non, il faut faire attention à 4 critères. Le nombre de déchets vestimentaires qu’elle jette par an, son impact en émission de carbone, sa consommation d’eau, et, si elle utilise des matières issues de ressources renouvelables ou non.

➡️La teinture végétale pour une mode plus éthique

Du côté humain

Après le scandale quant au fait que Inditex (le groupe espagnol à qui appartient Zara, Pull and Bear, Bershka, Stradivarius et encore plus d’autres) qui exploite les Ouïghours, les marques ont été obligées d’être transparentes vis-à-vis des conditions de travail dans leurs usines. Et voici ce à quoi il faut faire attention. Tout d’abord, si une marque veut pouvoir se revendiquer éthique, le respect des droits et de la santé des travailleurs sont des facteurs indispensables. Ensuite, la connaissance des fournisseurs est également importante.

Et les animaux dans tout ça ?

Malheureusement, les tests en laboratoire sur les animaux sont encore une triste réalité aujourd’hui. Quand on parle de test, il faut entendre par là : la souffrance qui est infligée aux animaux, le risque de mortalité ainsi que les marchés controversés.

Pas d’information = une information

Dans le cas où malgré vos recherches acharnées vous ne trouvez rien, ce manque d’informations reste une très grosse information malgré tout. Si une marque ne dévoile rien de son impact sur l’environnement, il est assez facile d’en déduire qu’elle a des choses à se reprocher. Et il en va de même pour son côté humanitaire.

Néanmoins, les marques de fast fashion ayant compris l’enjeu de véhiculer une image de marque éco responsable, n’hésitent pas à faire du greenwashing… Donc attention de ne pas tomber dans le panneau lors de vos recherches.

➡️Le glossaire de la mode éthique et responsable 

Comment faire pour trouver des sources d’informations fiables ?

On n’allait évidemment pas vous laisser sans vous donner nos astuces ! Pour vous aider dans vos recherches, on vous a trouvé une application super pratique : Good on You. Cette application (en anglais attention) est une source fiable pour découvrir les côtes de durabilité des marques de mode. Et en plus de vous donner le score des marques dans les facteurs cité ci-dessus elle vous donne des alternatives éthique et éco-responsable !

Les labels

Un autre indice plutôt pratique : les labels. Le label “faire wear” est un label qui assure que la marque collaborant avec ce label assure le respect des droits des travailleurs. Le label “GOTS” (Global Organic Textile Standard) cette certification allie les considérations écologiques au respect des conditions de travail lors de la production textile. Étant donné que ses critères environnementaux et sociaux sont très élevés, le standard GOTS est le plus reconnu mondialement en termes de fabrication de textile à partir de fibres biologiques. Un autre label très connu est le label  “STANDARD 100 by OEKO-TEX®/ OEKO-TEX®”, celui-ci assure que le vêtement ne contient aucun produit chimique nocif pour la santé.

Malheureusement même dans des labels qui ont été créés à des fins informatives, se trouvent des pièges. Les marques de fast fashion ayant compris l’enjeux de la consommation éco-responsable n’ont pas hésité à créer, et à s’auto attribuer des certifications afin de tromper le consommateur. Mais là encore, il s’agit de greenwashing car, tout est exagéré et inventer pour faire croire au consommateur que eux aussi produisent des produits éthique et éco-responsable. L’exemple le plus frappant est le label “conscious” de chez H&M qui promet aux consommateurs une gamme de vêtements éco-responsables. Malheureusement, la marque n’offre pas assez de garantie sur la provenance de ses produits et n’affiche aucun des labels vus plus hauts qui certifie réellement quelque chose…

Bien entendu, ne perdez pas de vue que tout, et tout le monde, n’est pas parfait. C’est plutôt difficile de trouver des marques qui cochent toutes les cases d’une mode éthique et éco responsable. Comme bien souvent, tout est question de trouver le juste équilibre. Si la marque fait un minimum d’effort et que vous de votre côté vous en faites aussi, en faisant des achats réfléchis, c’est déjà un très bon début !                

➡️Les applications de mode éco-responsable

➡️Le guide des matières éco-responsables: vers une mode plus durable

➡️Upcycling, quand la mode devient circulaire
                           

Article écrit par Aline Vlasselaer

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La teinture végétale pour une mode plus éthique

L’industrie de la mode est l’une des plus polluantes de la planète. Des mouvements tels que la slow fashion tente de contrer ce problème, on parle alors de mode éthique et éco-responsable. Les marques qui s’engagent dans cette voie font le choix de matières respectueuses de l’environnement tout en portant une attention particulière sur la fabrication, un geste que l’on salue. Néanmoins, il y a un élément dont on parle moins : les teintures. Et oui, la couleur de nos vêtements s’obtient par un procédé de coloration propre à l’industrie textile. La teinture peut être chimique ou végétale. 

Teinture chimique VS Teinture végétale

La teinture chimique est obtenue à partir de dérivés du pétrole, de métaux lourds ou de colorants azoïques et la teinture végétale est obtenue à partir de plantes, fruits ou minéraux. 

La première requiert de grandes quantités d’eau et les substances utilisées sont à la fois toxiques pour l’homme et pour l’environnement. Dans certains pays producteurs de textile (comme le Bangladesh ou la Chine), les techniques de traitement des eaux usées sont très rudimentaires et les colorants se retrouvent facilement dans les eaux de ville, une des pollutions les plus dangereuses. 

Contrairement aux teintures chimiques, les teintures végétales sont non nocives pour l’environnement car elles proviennent de sources naturelles et biodégradables. Elles demandent également une moins grande quantité d’eau. A grande échelle, la teinture végétale est moins facile à mettre en place et les grandes marques de fast fashion vont généralement privilégier la quantité sur la qualité … Pourtant du côté des créateurs belges, la teinture végétale se fait une place ! 

➡️Comment savoir si une marque de mode est éthique et éco-responsable?

Clairantine, créatrice belge adepte des teintures végétales

Clairantine est une jeune styliste et créatrice de vêtements pour femme (et hommes). Sa pièce phare est le kimono, un intemporel féminin et séduisant. La jeune femme a fait le choix de travailler avec la soie, une matière naturelle et d’opter pour la teinture à base de pigments végétaux. Elle réalise elle-même ses colorations de manière 100% artisanale dans un petit atelier. Clairantine utilise le bois de Campêche autrement appelé Haematoxylon Campechianum, donnant des tons violacé allant jusqu’au noir, elle utilise du Cachou autrement appelé Acacia Catechu, donnant des tons marron clair, marron foncé. A la rédac, on craque pour le kimono Lune Rousse et le carré de soie terracota !

La teinture végétale pour des couleurs uniques

Ce qui est chouette avec la teinture végétale, c’est qu’elle permet des coloris uniques ! Selon les plantes (ou autres) utilisées, chaque vêtement sera presque unique. La couleur peut aussi évoluer également avec le temps. 

Que ce soit des couleurs pastels, des couleurs vives ou encore des motifs, la teinture végétale permet de travailler son imagination tout en laissant la nature offrir ce qu’elle a de plus joli. 

Des tissus adaptés à toutes les peaux

Non-toxiques pour l’environnement, les teintures végétales respectent également l’homme. Nos vêtements sont directement en contact avec notre peau et porter des habits naturellement teintés ne comporte pas de risque de contact avec des substances toxiques. Ils vont être particulièrement adaptés aux peaux sensibles et aux plus jeunes. 

La teinture végétale, un vrai savoir-faire

La teinture est une technique utilisée depuis la nuit des temps. Cette méthode traditionnelle repose sur 3 étapes clés :  

Le morçandage qui permet de préparer le tissu à recevoir la teinture; la préparation du bain qui consiste à placer la matière colorante dans le pot, puis recouvrir avec de l’eau et enfin la teinture lorsqu’on place le textile dans le liquide pour le colorer. 

Privilégier la teinture végétale c’est aussi pérenniser cette méthode ancestrale !

*article sponsorisé 

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Une mode éthique pas chère, oui c’est possible !

S’habiller de façon éco-responsable n’est pas toujours réservé aux personnes ayant un gros budget. Il est possible d’adopter une mode éthique et pas chère au quotidien.Voici 4 raisons pour lesquelles porter des vêtements éthiques n’est pas spécialement plus coûteux que la fast-fashion. 

1. La mode de seconde main, pas chère et circulaire

La façon la plus économique de renouveler sa garde-robe tout en évitant la fast-fashion est probablement la seconde main. Vide dressings, vinted, friperies, magasins vintage,… Il existe toutes sortes de façon de se procurer des vêtements en deuxième main, quel que soit votre style. Les achats de seconde main sont éco-responsables car ils permettent de donner une seconde vie aux pièces qui ne servent plus à leur premier propriétaire. C’est donc une façon circulaire de consommer la mode. On adhère!

➡️Notre sélection de friperies à Anvers

➡️Notre sélection de friperies à Bruxelles

➡️5 sites pour shopper du vintage 

2. La location de vêtement, pour des look variés sans culpabilité

De plus en plus connue et adoptée pour des tenues de soirées, la location de vêtement est également une alternative aux achats compulsifs qui ne vous serviront que trop peu. Il existe de plus en plus de solutions de location de vêtements du quotidien qui vous permettent de varier vos tenues de tous les jours tout en limitant votre impact sur l’environnement et les populations. 

Et puis… Il y a aussi l’option “homemade” : du troc, temporaire ou non, avec des copines. Pourquoi pas finalement ? 

3. Acheter durable : pas cher sur le long terme

Bien sûr, acheter une pièce neuve chez une marque de mode éthique et durable c’est souvent un petit investissement. Comme nous l’expliquions déjà dans notre article “3 fausses croyances sur la mode éthique”, les vêtements conçus de manière éco-responsable sont normalement faits pour durer dans le temps, comme un investissement. Refaire sa garde-robe tous les ans nous revient sûrement plus cher car un t-shirt acheté à 10€ a de fortes chances d’être difforme après 3 lavages. Ce qui est rarement le cas pour une pièce de qualité, plus chère, mais fabriquée avec un savoir-faire et de belles matières. Acheter durable, c’est également l’occasion d’adopter une consommation réfléchie et consciente, avec des pièces de mode qui nous ressemblent et dont on a réellement besoin.

4. Changer de point de vue : il y a toujours quelqu’un qui paye le prix

Lorsqu’on achète une pièce de fast-fashion à un prix très avantageux, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a bien quelque part quelqu’un qui paie le prix plein à un moment. C’est peut-être rabat-joie comme discours mais c’est réaliste et nécessaire. Un t-shirt à 10€, ne peut pas être juste “pas cher”. Il coûte tout d’abord à la planète avec son impact écologique désastreux mais aussi à des humains qui sont exploités dans la chaîne de production. 

La fast-fashion n’est peut-être pas chère pour le consommateur final mais elle est extrêmement chère à un niveau social et environnemental. Il est tentant de fermer les yeux sur cette réalité lorsqu’on repère “une petite robe à fleurs trop mignonne”. Ca nous arrive à tous.tes, nous ne sommes pas là pour vous jeter la première pierre. Tâchons juste de garder les yeux ouverts le plus souvent possible et d’agir en conscience.

Lorsqu’on achète un vêtement éthique et éco-responsable, cela coûte un certain prix, mais au moins personne ne paie à notre place. C’est peut-être comme ça qu’il faut percevoir les choses. Sous l’angle du prix juste, non la mode éthique n’est pas chère. 

➡️Mode belge : ces marques à suivre 

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3 fausses croyances sur la mode éthique et responsable

Qu'est-ce que la mode éthique et responsable ?

La mode éthique et responsable, on pourrait également parler au sens large du concept de slow fashion, s’oppose à la fast fashion. La fast fashion englobe toutes les marques et enseignes qui produisent de manière presque incessante de nouvelles collections de vêtements à des prix très attractifs. La production de ces vêtements est souvent délocalisée, les travailleurs sont rarement (ou jamais, disons-le!) payés au juste prix et les matières utilisées sont souvent très consommatrices d’eau et de produits chimiques. 

La mode éthique et responsable se positionne contre ce mouvement de fast fashion et de production à tout prix. Les marques qui s’engagent dans cette voie ont pour but de contribuer au bien-être des travailleurs de l’industrie textile et de les rémunérer de manière juste et équitable. Les matières premières sont sélectionnées pour leur faible empreinte écologique et traitées de la manière la plus naturelle possible (comme le lin, le chanvre biologique et la laine biologique par exemple) ou encore des matières recyclées (le coton ou le polyester recyclés entre autres). 

➡️Le glossaire de la mode éthique et responsable 

Fausse croyance 1 : C’est cher

Et oui, un t-shirt produit de manière responsable, dans une matière écologique et, surtout, par des personnes payées au juste prix coûte plus cher qu’un t-shirt d’une grande enseigne de fast fashion. 

Mais voyons cela de plus près : les vêtements conçus de manière responsable sont normalement faits pour durer dans le temps, comme un investissement. Refaire votre garde-robe tous les ans vous reviendra sûrement plus cher car le t-shirt acheté à 10€ a de fortes chances d’être difforme après 3 lavages. 

C’est également l’occasion de réfléchir à sa consommation et d’acheter de manière consciente des pièces qui nous ressemblent et dont on a réellement besoin. 

Vous pouvez également vous tourner vers les offres de seconde main et donner une seconde vie à un vêtement à moindre coût ! 


➡️Une mode éthique pas chère, oui c’est possible ! 

Fausse croyance 2 : On doit choisir entre son style et ses valeurs

Peu de choix, des matières brutes, des coupes trop classiques ou au contraire très extravagantes … Vous avez sans doute l’idée du “baba cool” en sarouel qui se promène en festival ? Cela a peut-être été vrai il y a 10 ans. Aujourd’hui, de nombreuses marques s’intéressent à la mode éthique et responsable, produisant des collections contemporaines et tendance où chacun peut trouver son bonheur. En Belgique, nous avons de jolies collections avec les marques Orta, Mardi et Méson par exemple ! 

Depuis quelques années, les friperies et la mode de seconde main se sont démarginalisées (et c’est tant mieux), remettant au goût du jour les tendances rétro et de nombreuses marques / créateurs proposent même des pièces upcyclées, donnant vie à des vêtements anciens. 

Fausse croyance 3 : Ce n’est pas ça qui va changer le monde

“Si les grandes entreprises ne changent pas leur fusil d’épaules, ça ne changera jamais rien ! Ce n’est pas moi qui vais contribuer à la préservation de la planète avec mon t-shirt responsable”. Et bien non, sans doute pas. Pourtant, rappelons que la mode est l’une des entreprises les plus polluantes ayant un impact direct sur le réchauffement climatique et les inégalités sociales (source : OXFAM), c’est aussi l’un des secteurs sur lesquels nous pouvons agir directement en tant que citoyen. 

Et oui, si tous les citoyens se mettaient à boycotter les enseignes de fast fashion … n’y aurait-il pas là une vraie force d’action ? Cette idée est évidemment radicale et chacun agit à son échelle et selon ses moyens. Chaque petit geste compte et pourrait faire bouger le monde vers un mode de vie plus responsable. 

Lire aussi … 

➡10 habitudes à prendre pour réduire son empreinte écologique 

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Yseult, le label liégeois qui promeut une mode 100% belge et écoresponsable

Face aux différentes controverses de l’industrie et de la mode, beaucoup de jeunes créateurs et créatrices choisissent de les dénoncer en proposant des alternatives plus responsables. Perrine Bourguignon s’inscrit dans cette lignée. À son échelle, la créatrice a réfléchi à la manière dont elle pouvait réduire l’impact écologique et la surconsommation de textile, tout en jouissant de sa passion. En créant sa marque Yseult, une marque 100% belge, elle prouve que les mots mode, local et écologique peuvent être associés.

©Yseult

L’upcycling et le local, deux procédés tendance qui définissent la marque

Tous les vêtements Yseult sont confectionnés à partir des tissus provenant des fins de stock des grandes maisons de mode. Cette caractéristique garantit qualité, réduction de l’empreinte écologique et exclusivité. Ces textiles, étant limités, impliquent un nombre réduit de la production de chaque modèle. 

De plus, la marque prône le made in Belgium. De la conception à la confection, toutes les étapes de création sont réalisées en Belgique, à Liège plus précisément. De cette manière, Perrine et sa marque profitent des savoir-faire et de l’éthique belges. Les vêtements Yseult respectent les conditions de travail et le bien-être de l’équipe chargée de la fabrication. Le tout en participant à l’économie locale.

Une première collection légèrement perturbée par les événements…

Le samedi 14 mars, la première collection Yseult aurait dû être présentée au public et à la presse lors d’une petite présentation exclusive à Liège. Compte tenu des circonstances et de l’annulation de l’événement, nous n’avons pas pu la voir… Malgré tout, nous ne nous sommes pas laissées abattre et avec la créatrice nous avons organisé une séance découverte via une interview en vidéoconférence – of course.

Perrine nous a montré les sept pièces de sa collection capsule. Une collection aux lignes pures mais subtiles, caractéristiques du style de la marque. Les coupes sont simples et les pièces s’inspirent du monde rétro et du jacquard. Un bel assortiment intemporel qui ne tombe pas dans le basique. Chaque modèle peut se porter pour diverses occasions, des plus décontractées aux plus formelles, selon l’accessoirisation. 

And more to come…

Sa collection estivale est en cours de création. Elle se compose d’une dizaine de pièces fraîches, sophistiquées et intemporelles. Perrine souhaitait apporter un peu de couleur et d’originalité à certains de ses vêtements qui s’annoncent parfaits pour l’été. 

Actuellement, la date de sortie de cette collection reste indéterminée. L’atelier de confection ayant été réquisitionné pour la confection de masques, toutes les pièces n’ont pas pu être terminées avant les différentes injonctions. Même si la production est temporairement à l’arrêt, Perrine reste disponible pour toute demande de renseignements ou d’informations. 

Quand la situation s’améliorera, la marque Yseult sera disponible physiquement lors de pop-up à Liège et à Bruxelles. Pour le moment, la première pièce de cette collection d’été a été dévoilée dans une story Instagram de la créatrice : un pantalon confortable mais canon. Le vêtement parfait pour rester stylé.e pendant le confinement. 

Si la créatrice aime toutes les pièces de sa première collection, elle reconnait avoir un petit coup de cœur pour la blouse Dixie, une blouse noire agrémentée de sequins sur le buste et les poignets. Elle avoue qu’elle lui est apparue comme une révélation et qu’elle l’a même conçue en une journée. De notre côté, notre cœur balance entre la blouse préférée de Perrine et le Blazer Roy

Laetitia Bindji

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