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Mode in Belgium

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Upcycling, quand la mode devient circulaire

Chaque année, 4 millions de tonnes de vêtements mais également des chutes de tissus sont jetées (chiffre pour l’Europe, source)… un vrai désastre écologique. Heureusement, aujourd’hui, les choses commencent à bouger et des initiatives voient le jour dans le but de réduire ce gaspillage textile (et toutes autres formes de pollution liées à l’industrie de la mode). 

Découvrez nos articles sur la mode éco-responsable  … 

➡️Comment adopter la slow fashion ? 

➡️Comment savoir si une marque de mode est éthique et éco-responsable?

➡️Le glossaire de la mode éthique et responsable 

Upcycling, qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que l’upcycling ? “Surcyclage” en français, le terme désigne le fait de créer de nouvelles pièces de vêtements (ou accessoires) à partir de textiles existants. On donne une nouvelle vie à ces derniers tout en leur donnant une valeur supérieure. Quelques exemples pour illustrer le terme : transformer une paire de rideaux en un ensemble veste – jupe; assembler deux chemises pour en faire une nouvelle; transformer des essuis de bain en top; et bien d’autres encore, la seule limite de l’upcycling étant l’imagination. 

Une lutte contre le gaspillage de surproduction dans les industries textiles

L’upcycling vient résoudre un problème du monde textile : que faire des chutes de tissus, des vêtements que l’on ne porte plus et des invendus issus de la surproduction ? Ils sont déjà produits alors, il faut les utiliser ! 

L’upcycling peut s’appliquer aux vêtements mais également aux récupérables, c’est-à-dire les rouleaux de tissu, les chutes textiles, les linges de maison, … ceux-ci peuvent être neufs ou usagés. 

Upclycling et recyclage, quelle différence ?

En s’intéressant à l’upcycling, on peut rapidement se demander quelle est la différence avec le recyclage. Si les deux donnent une nouvelle vie à un objet ou une matière, la façon de le faire est différente. L’upcycling transforme sans détruire tandis que le recyclage consiste à défaire (ou détruire) la matière première pour créer une nouvelle matière première qui servira à la création. Dans la mode responsable, certaines marques travaillent par exemple avec du nylon recyclé pour les maillots de bain. 

➡️Notre guide des matières éco-responsables 

Upcycling et recyclage s’inscrivent dans une logique de mode circulaire où tout se réutilise. 

La mode circulaire, une solution durable et responsable ?

L’upcycling est bien plus qu’une tendance mais c’est aussi une nouvelle manière de consommer la mode de manière durable et responsable. Il s’inscrit dans un modèle d’économie circulaire qui revalorise l’existant. On fait vivre le vêtement le plus longtemps possible. 

Prendre le parti pris de réutiliser les stocks déjà existants permet de diminuer l’impact environnemental de production (et de la gestion des déchets) des vêtements, limitant le plus possible l’utilisation des ressources nécessaires à la création de ces derniers. Bien souvent, les créations upcyclées s’inscrivent également dans une démarche d’économie locale en utilisant les stocks disponibles à proximité. 

La mode est-elle indéfiniment circulaire ? Il arrive évidemment un moment où l’issue ultime du vêtement est de “mourir”. Dans un modèle d’économie circulaire parfait, il faudrait que ce dernier soit biodégradable, ne laissant presque aucune trace de son passage dans la nature (des matières comme la laine naturelle ou le chanvre sont biodégradables par exemple). Dans les faits, ce n’est pas toujours aussi simple. Néanmoins, faire le choix de matières durables et d’un modèle de production et création éco-responsable est déjà un pas énorme dans le changement des habitudes de consommation. Mais, vous le savez, chez Mode in Belgium, on préconise surtout de faire de son mieux, selon ses moyens 🙂

Adopter l’upcycling et laisser libre cours à son imagination

Dans la mode mais pas que, l’upcycling permet de laisser libre cours à son imagination ! 

Certaines marques en font leur spécialité comme méson, une jeune marque belge qui met à l’honneur chaque pièce de la maison en donnant vie à de nouveaux vêtements tendances et non genrés. Upcychic est également une plateforme belge créée pour mettre en avant les jeunes créateurs d’upcyling, de la chemise à la pochette en passant par le top, on trouve des pièces tendances et originales. 

L’avantage de l’upcylcing c’est que ce sont des pièces uniques ou presque, une bonne manière d’affirmer son style avec originalité. 

A vous de jouer

Et pourquoi ne pas tester de votre côté ? Vous avez sans doute des vêtements que vous ne portez plus ou des chutes de tissus (des anciens mouchoirs, des vieux essuies vaisselles, etc.) qui traînent chez vous ! Donnez-leur une nouvelle vie. Vous pouvez créer une éponge tawashi avec plusieurs morceaux de tissus; découpez un ancien jeans pour en faire un nouveau short; transformez un foulard en top; … les possibilités sont infinies et peuvent s’appliquer dans tous les domaines, de la mode à la déco ! 

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Le guide des matières éco-responsables: vers une mode plus durable

Une matière éco-responsable se définit principalement par son faible impact environnemental. Elle peut être naturelle ou en partie naturelle et même recyclée. Si, en plus, les moyens de production de cette matière sont éthiques, c’est un vrai combo gagnant. Faisons le point. 

Mode éthique, mode éco-responsable, matière recyclée ou upcyclée, tout un jargon que nous tentons d’apprivoiser à partir du moment où l’on s’intéresse à la mode plus durable. Pour en savoir plus sur ce vocabulaire, découvrez notre Glossaire de la mode éthique et responsable

L’impact environnemental de nos vêtements

On le répète très souvent, l’industrie textile est très polluante. Aujourd’hui, de plus en plus de marques mais également de consommateurs se tournent et s’intéressent à la slow fashion. Un tournant nécessaire si l’on souhaite changer les choses et agir pour notre planète (chacun à son échelle, évidemment). 

L’une des premières choses à prendre en compte dans la mode est la matière première utilisée. Celle-ci va être déterminante dans le calcul de l’empreinte environnementale que va laisser le vêtement. Pour que ce dernier soit éco-responsable, il est nécessaire d’opter pour des matières naturelles ou recyclées peu polluantes. Et oui, rappelons quand même que le polyester (le petit favori de la fast fashion) est obtenu à partir de dérivés du pétrole tandis que le lin ou le chanvre d’une plante … Mais attention, fibre naturelle ou végétale ne signifie pas non plus un sans faute. Certaines matières, comme le coton, demandent de grandes quantités d’eau et il faudra privilégier les labels biologiques pour éviter l’ajout de substances chimiques. De plus, certaines marques jouent également sur les pourcentages de tissus biologiques et recyclés pour camoufler la matière principale qui est elle synthétique. 

Outre la matière première, il est également important de prendre en compte les moyens de production (dont les procédés de traitement et de teinture des tissus), le lieu et les conditions de travail. Pour savoir comment reconnaître une marque éthique et éco-responsable, consultez cet article. La clé ? L’étiquette et la transparence de la marque envers les consommateurs. 

Les matières naturelles et à base de fibres naturelles

Les fibres naturelles peuvent être d’origine végétale ou animale. On distingue aussi les tissus à base de fibres naturelles dont de nouvelles matières ultra innovantes fabriquées à partir de cellulose. 

Le lin

Le lin est une des matières les plus éco-responsables. En effet, en plus de demander très peu d’eau pour pousser, peu d’entretien et pas ou peu de pesticides, le climat français et belge lui convient parfaitement. Utilisé dans l’habillement, le lin est un tissu à la fois léger, résistant et thermorégulateur idéal pour les vêtements du quotidien. 

Le lin biologique

Si le lin est déjà une matière très écolo de base, il se peut que les productions standards utilisent quelques produits chimiques pour faciliter sa production et son traitement. Optez pour du lien BIO est un petit pas supplémentaire vers l’éco-responsabilité de cette matière. 

Le chanvre

Le deuxième grand gagnant de l’éco-responsabilité : le chanvre. Le chanvre est une plante qui a tout bon et qui compte de nombreuses utilisations ! En cosmétiques, en cuisine et même dans le monde du textile, cette plante est à privilégier. Le chanvre est également cultivé en France et en Belgique (entre autres) et demande, elle aussi, très peu d’eau. 

Notre article complet sur le chanvre : Le chanvre textile, un tissu écologique à adopter

Petite mise en garde concernant le lin et le chanvre, essayez d’être attentif au pays où le vêtement est confectionné. Le lin ou le chanvre peut venir de France mais être envoyé en Asie pour être transformé et renvoyé en Europe pour être vendu.

Le liège

Le liège est de plus en plus utilisé dans le monde de la mode éco-responsable, bien souvent en maroquinerie pour les sacs, portefeuilles et autres accessoires. Le liège provient de l’arbre chêne-liège, un arbre qui ne meurt pas lorsqu’on enlève son écorce et qui se régénère et ce, sans aucun traitement chimique. Cet arbre pousse dans les pays méditerranéens comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal. 

Le coton biologique

Le coton traditionnel, bien que ce soit une matière naturelle, n’est pas pour autant éco-responsable. Cette matière représente 25% de la production textile mondiale et est cultivée en Inde, Turquie, Chine et USA. Elle demande à la fois beaucoup de chaleur mais également d’eau, en (très) grande quantité ainsi que des produits chimiques pour son traitement. Si vous faites le choix du coton, il vaut mieux privilégier le coton biologique  (généralement certifié GOTS) qui assure que la production soit faite sans produit polluant et dans le respect des travailleurs. 

La laine naturelle

D’origine animale, la laine naturelle est une matière à la fois éco-responsable et pratique. Les vêtements en laine ne demandent que peu d’entretien. En effet, elle est thermorégulatrice et antibactérienne et il est conseillé d’éviter de la laver à la machine. Elle est également biodégradable. 

Attention, faites bien attention à la provenance de la laine. Certains labels certifient une méthode de production respectueuse du bien-être animal. 

Toutes les infos sur la laine naturelle dans notre article dédié : La laine naturelle, notre allié pour l’hiver !

Le tencel ou Lyocell

Le Tencel est la marque déposée du Lyocell développée par la société autrichienne Lenzing. 

Alternative éco-responsable à la viscose, cette matière est composée de fibres artificielles produites à partir de la pulpe des arbres. La pulpe de l’arbre doit être dissoute dans un solvant naturel ce qui permet d’obtenir la fibre. Ce solvant est ensuite recyclé, ce qui en fait un processus 100% éco-responsable, contrairement à la viscose traditionnelle. Idéalement, il est conseillé de choisir les tissus avec le label FSC (qui assure une gestion des forêts responsable). Le tencel est idéal pour les vêtements techniques et de sport car il est très respirant et absorbe l’humidité. 

On trouve également parfois le nom Ecovero, le petit frère du Tencel, presque comparable à la soie. 

La viscose, une matière artificielle polluante

Le Tencel est souvent décrit comme une alternative positive à la viscose, une matière artificielle très répandue dans le monde de la mode car très résistante, facile à teinter et qui s’adapte à toutes les coupes. La viscose est obtenue à partir de la cellulose de bambou ou de coton transformée par un procédé très chimique (à base de sulfate de soude et d’acide citrique, des produits non recyclés ni recyclables) et gourmand en eau. 

Le modal

Également un concept lancé par l’entreprise autrichienne Lenzing, le modal est fabriqué à partir de cellulose de bois de hêtre transformé en tissu par un procédé chimique. Le gros plus de cette matière est qu’elle peut être recyclée à 99% et sa production demande très peu d’eau. Le modal est très doux et souple et il va le plus souvent être utilisé pour les sous-vêtements. 

Comme pour le tencel, il faut être attentif à l’origine du bois utilisé pour la création du modal.

Le cuir au tannage végétal et les cuirs vegans

Le tannage est le procédé par lequel la peau animale est transformée en cuir. Traditionnellement, ce procédé se réalise avec des du chrome, un produit loin d’être éco-friendly. Aujourd’hui, de plus en plus de marques éco-responsables optent pour le tannage végétal à l’aide d’écorce, de bois et de feuilles. 

Pour une alternative au cuir sans exploitation animale, pensez aux cuirs végétaux qui ont de plus en plus la cote. Obtenus à partir d’ananas, de raisins ou encore d’eucalyptus qui sont à la fois moins chers à produire et évitent l’élevage animal destiné à ces fins.

Les matières recyclées

Polyester recyclé

Le polyester classique est sans doute une des fibres les plus polluantes qui existent dans le monde du textile, un allié incontestable de la fast fashion. Résistante et légère, elle ne se froisse pas et sèche rapidement. Elle a tout d’une matière idéale sauf qu’elle provient d’un dérivé du pétrole (environ 1,5 kg de pétrole = 1 kg de polyester). Les vêtements produits à partir de cette matière vont rejeter tout au cœur du cycle de leur vie des micro particules de plastique qui finissent directement dans la nature. 

Néanmoins, on peut également trouver sur le marché du polyester recyclé. Kesako ? Il s’agit de tissu obtenu à partir d’autres déchets textiles ou de recyclages de bouteilles en plastique par exemple. Ce processus permet de réduire l’empreinte écologique des vêtements. Il n’est pas rare de trouver des combinaisons de matières dans un même habit avec X % de polyester recyclé, X % de lin, etc. 

Nylon recyclé

Le nylon est également une fibre synthétique très polluante. De nouveau, l’innovation a permis de mettre en place certains procédés de recyclage du nylon pour obtenir une fibre plus éco-responsable. Econyl par exemple, est une marque déposée par une entreprise italienne qui recycle les déchets plastiques des océans pour en faire des fibres nouvelles. Cette matière est principalement utilisée dans les maillots de bain car elle est à la fois élastique et résistante. Attention, il s’agit toujours d’une matière synthétique qui rejette des microparticules. Mais cela de façon bien moindre que pour du nylon ou du polyester classique. 

Le problème des fibres synthétiques

Polyester, acrylique, nylon, élasthanne, .. en regardant l’étiquette de nombreux vêtements on trouve ces noms bien connus de l’industrie textile. Les matières synthétiques ont vu le jour dans les années 40 mais n’ont été démocratisées que 30 ans plus tard. Fibres adorées de la fast fashion, elles sont bon marché et faciles à travailler. Pourtant, leur production est l’un des procédés les plus polluants du 21e siècle. Le polyester (et les autres) est obtenu à partir de pétrole (une ressource première limitée …) transformé en fibre (la polymérisation) par un lourd processus rejetant une quantité astronomique de CO2. Cerise sur le gâteau, les agents chimiques utilisés pour fabriquer les matières synthétiques sont éliminés au fur et à mesure des lavages de nos vêtements. 

Caoutchouc recyclé

Utilisé bien souvent pour les semelles de chaussures de marque engagée, le caoutchouc recyclé permet d’éviter l’exploitation de matière neuve inutilement. Le caoutchouc naturel est obtenu à partir du latex de l’arbre hévéa, une culture très controversée tandis que le caoutchouc synthétique à partir de pétrole, tout aussi controversé et encore plus polluant !  Les déchets de caoutchouc sont fréquents : pneus de voiture et de vélo, anciennes semelles de chaussures, … les réutiliser apparaît comme une solution éco-responsable et économique. 

Une mode plus durable est possible et cela passe entre autre par le choix de matières éco-responsables. 

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Ces solutions écolos qui ne sont pas tellement écologiques

Face à l’urgence climatique, nous sommes nombreux à essayer d’agir comme on peut au quotidien pour limiter notre impact sur l’environnement. Astuces zéro déchet, seconde main, matières recyclées,… Beaucoup de petites solutions s’offrent à nous. Mais sont-elles vraiment toutes aussi écologiques que ça ? Zoom sur quatre d’entre elles qu’il faudrait peut-être éviter…

Les totes bags (et les gourdes)

Les tote bags sont certainement un des objets les plus évidents à placer dans cet article. Ces sacs en toile employés pour remplacer leurs homologues en plastiques connaissent une popularité folle depuis de nombreuses années. Utilisés à des fins marketing, on en reçoit partout, tout le temps. Nous avons tous des tote bags inutiles qui trainent au fond de nos placards, à ne plus savoir qu’en faire. Ils ont beau être en coton bio ou recyclé, leur fabrication implique des dépenses énergétiques, des matières premières et des déchets. Pareil pour les gourdes d’ailleurs… C’est évidemment mieux de boire de l’eau en gourde que d’acheter des bouteilles en plastiques tous les jours mais est-ce vraiment utile de posséder 5 gourdes dans ses tiroirs ? D’ailleurs, pensons à privilégier si possible des gourdes en métal ou en verre. 

On fait quoi alors ? Luttons contre ces “nouveaux” supports marketing écolos mais pas si écologiques du tout en refusant un maximum ceux qu’on reçoit. Le message finira peut-être par passer

Les huiles essentielles

Très utilisées dans les cosmétiques et produits de nettoyage fait maison et zéro déchet, les huiles essentielles ont pourtant un impact écologique non négligeable. En effet, aussi naturelles soient-elles, ces essences végétales très demandées provoquent la surexploitation de cultures et de plantes sauvages. Un réel danger pour la biodiversité et un risque de disparition progressive pour certaines espèces… 

Obtenue grâce à la distillation des composés aromatiques des plantes, la production d’une huile essentielle demande des quantités affolantes de matières premières.  Par exemple, pour produire 1kg d’huile essentielle, il faudra 2000 oranges ou 3 à 5 tonnes de pétales de roses!

ll faut également savoir que la concentration de certains de ces élixirs est parfois tellement importante que ça les rend toxiques une fois rejetés dans l’environnement. C’est le cas particulièrement pour les huiles essentielles d’agrumes notamment. 

C’est pour ces raisons qu’appliquer des huiles essentielles dans les produits de soin et/ou d’entretien n’est pas une si bonne idée en termes d’écologie. En effet, dans les eaux usées ces produits très puissants et concentrés impactent négativement l’écosystème.

On fait quoi alors ? On évite d’utiliser des huiles essentielles à la moindre occasion, notamment juste pour leur parfum. On favorise les producteurs locaux et on réserve leur utilisation à des fins thérapeutiques. 

➡️Les huiles essentielles et leur impact écologique méconnu

Vinted ou la seconde main surconsommée

Évidemment, favoriser des achats mode de seconde main restera toujours mieux que d’acheter des vêtements neufs, qui plus est provenants de la fast fashion. Cependant, avec Vinted et toutes les pépites qu’on peut y dénicher facilement, nous sommes nombreux.ses à parfois en abuser. Acheter de seconde main à tendance à nous faire déculpabiliser et oublier que le mieux reste de limiter ce qu’on possède. Il ne faut pas perdre de vue également qu’un vêtement en fibre synthétique, acheté en seconde main ou non, libère des microfibres de plastique à chaque lavage. Des microplastiques que peu de stations d’épuration sont capables de filtrer… et qui finissent donc dans l’écosystème aquatique. 

On fait quoi alors ? On continue à favoriser la seconde main mais tout en limitant la quantité de vêtements qu’on possède et, surtout, on essaie de prêter attention aux matières premières.

Le sapin de Noël artificiel

On vous l’accorde, au moment où on publie cet article, les sapins de Noël ne sont pas vraiment de saison. Mais on avait quand même envie d’en parler ici. Nombreuses sont les personnes qui pensent bien faire en achetant un sapin artificiel, et donc réutilisable, pour Noël. En plus d’être pratiques et de ne pas salir, ces sapins remplacent les arbres naturels habituels. Cependant, s’ils ne demandent pas de couper un sapin dans la nature, ces arbres sont faits de matières synthétiques et ultra polluantes. De plus, fabriqués généralement en Asie, leur transport est également très polluant. En bref, pour amortir l’impact environnemental d’un sapin artificiel, il faudrait jusqu’à 10 ans d’utilisation. À savoir qu’en moyenne peu de gens gardent leur sapin artificiel aussi longtemps… 

On fait quoi alors ? Bien sûr, si vous possédez déjà un sapin artificiel, gardez-le et utilisez -le le plus longtemps possible. Si ce n’est pas le cas, le top du top serait un sapin DIY créatif comme on en voit de plus en plus sur Pinterest. Si vous préférez quand même un “vrai” arbre, ce que nous comprenons parfaitement, optez alors pour un sapin belge, cloué sur support (en effet, contrairement à ce qu’on pense, un sapin avec une motte n’est pas conseillé car favorise l’appauvrissement des sols des sapinières) et labellisé. Retrouvez plus de conseils à ce sujet dans cet article.

Nous espérons que cet article vous aura apporté quelques pistes de réflexion. Mais, comme toujours, chez Mode in Belgium nous sommes adeptes d’un discours conscientisant mais non culpabilisant. L’idée est d’être informé.e.s pour agir en conscience et du mieux qu’on le peut, chacun à notre échelle. Pas vrai ? 

➡️Éco-anxiété : zoom sur ce phénomène contemporain

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10 activités slow et éco-responsables à faire en été

Les mois de juillet et d’août signifient généralement vacances. Si tout le monde n’a pas la chance de partir à l’étranger ou de poser un grand nombre de jours de congés, la saison invite néanmoins à ralentir. Il fait beau et chaud, le rythme est plus cool, les journées sont plus longues et les soirées sont douces. Ne serait-ce pas le moment parfait pour s’initier à la slow-life ? 

L'été sera slow : 10 activités à faire pour profiter

Se promener dans les bois

Un pique-nique zéro-déchet, une gourde d’eau, de bonnes chaussures, partez à la découverte des forêts de Belgique. En famille, entre amis ou seul.e, se promener dans les bois appelle à la sérénité. En plus, il y fait généralement plus frais ! Couplez cette sortie avec une rivière et vous avez une journée d’été parfaite et rafraîchissante. 

➡️4 balades insolites à (re)découvrir

➡️Les jolies balades à faire dans la région d’Arlon

Une journée en train à la mer du nord

Testez d’autres moyens de locomotion pendant cet été. Adieu la voiture, montez dans le train direction la mer du nord pour une journée salée. Le train a de nombreux avantages : pas de tracas pour se garer, pas d’embouteillage sur la route et rapide. Le voyage commence dès que vous mettez un pied dans le wagon.  

Faire des siestes

Prenez l’habitude des pays du sud et faites une sieste ! Accordez-vous une pause en début d’après-midi et savourez ce moment. Nos préférées ? Dans le hamac dans le jardin, si vous avez la chance d’en posséder un. 

Déconnecter des réseaux sociaux

Combien de temps en moyenne passez-vous sur votre téléphone ? Une statistique qu’on n’ose pas trop observer ! Essayez pendant 24h de déconnecter totalement des réseaux sociaux (et même de votre téléphone). L’été est la période idéale pour tester cette digital détox. Beaucoup de gens sont en vacances, le rythme est ralenti, profitez-en pour faire de même et savourez l’instant présent. 

Organiser un pique-nique

De bons produits frais (et locaux), une nappe ..  installez-vous au parc le plus proche de chez vous pour un pique-nique ! Une manière originale de terminer votre journée. Mais, bien-sûr, ramassez tous vos déchets et laissez le lieu aussi propre que vous l’avez trouvé.

Faire une balade en vélo

Dans la même veine que le train, testez le vélo ! Pas besoin de faire beaucoup de kilomètres, partez de chez vous et découvrez les environs à deux roues. Vous pouvez également opter pour le RAVel, le réseau wallon de vélo route ultra accessible. 

Dormir sous tente

C’est le moment où jamais pour dormir en extérieur. Vous avez une tente 2 secondes qui traine dans votre grenier ? Lancez-la dans le jardin et improvisez une soirée nature. Pas de jardin ? La plateforme belge Welcome To My Garden propose aux propriétaires de jardins de mettre à disposition un espace de bivouac gratuit pour les slow travelers. 

tente

Observer les étoiles

L’été, le ciel est souvent dégagé et cela en fait la période idéale pour observer les étoiles à la tombée de la nuit. Avec un peu de chance, vous pourrez même observer des étoiles filantes (le pic d’activité aura lieu la nuit du 12 au 13 août). 

(Re)Visiter un musée

Qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud, le musée est le lieu idéal où se réfugier : à l’abri et avec la climatisation ! Faites-en une bonne excuse pour visiter un musée de votre région et découvrir de nouvelles choses.

Tester de nouvelles activités

 Profitez de votre temps libre cet été pour tester de nouvelles activités. En plus de booster votre confiance en vous, développer votre créativité et votre imagination, vous découvrirez peut être une nouvelle passion. Vous pouvez par exemple vous initier au packraft (randonnée en kayak léger), au yoga, à la poterie, à la photographie, … 

BONUS : Organiser un ramassage de déchets

En famille (c’est une activité géniale pour sensibiliser les enfants à l’écologie) ou entre amis, organisez un ramassage de déchets dans un beau lieu naturel. En plus de découvrir un nouvel endroit et d’être à l’air libre, vous contribuerez à une bonne action pour notre planète. 

Notre série d’articles slow travel

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Les applications de mode éco-responsable

Imaginez-vous en plein shopping, vous craquez pour une marque mais vous ne trouvez rien de concret sur l’impact environnemental de celle-ci.  Ou bien devant votre garde-robe désespéré de trouver une tenue sympa à mettre aujourd’hui sans craquer pour un nouvel achat. Pas de panique, toutes ces applications de mode éco-responsable vont vous rendre la vie plus facile !

GOOD ON YOU

Good on you, c’est une application super pratique qui permet de découvrir, sur une échelle allant de 1 (étant « à éviter) à 5 (étant « excellent »), l’impact environnemental de telle ou telle marque. Il suffit de rentrer dans la barre de recherche le nom de l’enseigne et l’application vous fournira toutes les informations qu’elle a pu trouver. Le petit plus de cette appli est qu’elle propose des marques alternatives qui sont classées « excellentes ». Quand on est en plein shopping, pouvoir vérifier rapidement l’impact environnemental d’une marque de façon fiable, c’est vraiment un plus !

Pour le petit instant célébrité, l’application est fortement soutenue par Emma Watson. L’actrice de Harry Potter, extrêmement engagée en termes de mode durable, est devenue une source incontournable en termes d’idées et de conseils lorsqu’il s’agit de protéger notre planète et ses êtres vivants. Une personne à suivre sur les réseaux si on cherche un peu de motivation pour passer à une mode durable !

30 WEARS

Si vous avez besoin d’un petit peu de motivation pour passer à une mode durable, le défi « 30 wears » de l’application, du même nom, est faite pour vous ! Cette plateforme vous challenge de porter 30 fois le même vêtement. De cette façon, vous vous rendez compte à quel point, parfois, on ne porte qu’une ou deux fois un habit avant de s’en débarrasser. L’application a pour but de faire réfléchir les gens lorsqu’ils achètent une pièce en se posant systématiquement la question : « est-ce que je vais porter ce vêtement au moins 30 fois ? ». 

SAVE YOUR WARDROBE PACK ET PLAN

Le slogan de cette application la résume assez bien : « Votre garde-robe numérique pour un avenir de mode plus durable ». Save Your Wardrobe est une véritable alliée en termes de mode éco-responsable. Elle vous invite à construire votre dressing numérique et vous aide à imaginer des tenues en fonction de ce que vous possédez déjà. Vous avez un assistant à tout moment avec cette application, car celle-ci vous prodigue des conseils personnalisés en fonction de votre style, de votre calendrier et de la météo. L’application fonctionne avec des partenaires, favorables aux initiatives durables, pour être la plus complète possible. Grâce à eux, vous pouvez réparer, nettoyer à sec ou encore faire don de vos vêtements en un seul clic ! Si un petit matin vous ne savez pas quoi mettre, n’hésitez pas et tester ce que cette app a à vous offrir comme idée !

Clear Fashion

Clear Fashion est une application basée sur le même principe que Yuka. Il vous suffit de scanner le code-barres Clear fashion score sur les vêtements dont vous souhaitez connaître l’impact environnemental. Le but de Clear fashion est de fournir une étiquette indépendante pour que vous puissiez vous faire une vraie idée de l’impact environnemental des marques. Le petit hic avec cette application, c’est qu’il n’y a encore pas beaucoup de marques qui se sont lancées, et donc Clear fashion n’est pas encore une application très pertinente. Mais ils sont en train de faire campagne pour que le plus de marques possibles affichent leur Clear fashion score. À noter que pour l’instant l’application n’est pas disponible en Belgique, mais l’app est en pleine évolution, donc affaire à suivre… 

Toutes ces applications de mode éco-responsable ne sont pas belges, mais elles sont malgré tout super utiles pour apprendre à consommer mieux. On espère qu’avec elles, votre shopping durable s’avère moins compliqué à faire !

 Aline Vlasselaer

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Voyager de façon éco-responsable 

Tout le monde aime voyager (enfin, presque!). Pourtant, le tourisme (les déplacements mais aussi les infrastructures construites et les activités touristiques) ne sont pas très éco-responsables. Que faire ? Ne plus voyager? Voyager de manière consciente ? Y a-t-il des solutions pour voyager de façon éco-responsable ? On vous livre nos pistes de réflexions. 

L’avion pointé du doigt

Le voyage implique un déplacement : on part découvrir autre chose, on souhaite s’éloigner de chez soi. Le tourisme est motivé par la découverte et le dépaysement, il faut donc se déplacer. 

Les voyages en avion sont très souvent pointés du doigt car ils engendrent de fortes émissions de CO2 et pèsent lourd dans la balance du bilan carbone personnel (nous vous invitons d’ailleurs à calculer votre bilan carbone). Pourtant, à l’échelle mondiale, les voyages en avion ne concernent que moins de 10% de la population (source). Pourquoi l’avion est-il tant mal vu alors ? Car, c’est malgré tout l’un des moyens de transports (avec les croisières) les plus polluants du monde* et le problème réside dans le fait que prendre l’avion est devenu un acte normal et ce, même pour des “petites” distances et des courts séjours. 

Exemple : “Un aller-retour Bruxelles-New York a autant d’effet sur le climat que de rouler toute une année en voiture moyenne ou d’utiliser 1100 litres de mazout” (source).

Les moyens de transports plus green

Faut-il arrêter de prendre l’avion? Il faut en tout cas repenser sa façon de voyager et réfléchir à ses moyens de locomotion. Quelques exemples : 

  • Prendre l’avion moins souvent et l’éviter pour les distances inférieures à – de 1500 km. 
  • Essayer de ne pas partir en avion pour un court séjour. Le décollage et l’atterrissage sont les deux moments les plus polluants du vol et prendre deux fois l’avion sur un même week-end a un très lourd impact environnemental. 
  • Si l’avion est le moyen de transport le plus adapté, chercher un vol sans escale si possible. 
  • Opter pour des moyens de transports plus green comme le train, l’autocar ou le covoiturage quand cela est possible. Nous vous conseillons le comparateur TicTacTrip qui met en avant les trajets en bus, train et covoit’ (et on évite de regarder les offres alléchantes de Ryanair, *oups*). 
train

Le train est un des moyens de transport ayant le plus faible impact CO2. Certes, il est parfois cher (en fait, en retournant la situation, le problème vient aussi du très faible coût des avions low costs) mais de plus en plus d’offres existent pour favoriser ce mode de transport. Les trains Ouigo en France ou Izy qui font la liaison Bruxelles-Paris; l’Interrail qui permet de voyager à volonté sur une période déterminée en Europe, et le train de nuit qui se développe de plus en plus !

Enfin, on peut aussi compenser ses émissions de CO2 liées au voyage avec des plateformes comme Greentripper qui permet de sélectionner des associations en lien avec l’environnement.  

Compensations possible pour un aller retour en avion Valencia - Bruxelles

Le voyage n’est pas une compétition

Vous avez peut-être une bucket list de voyage à réaliser au cours de votre vie (à la rédac’, on en a une en tout cas). Mais voyager de façon éco-responsable nous invite à repenser notre comportement et ne pas envisager le voyage comme une compétition. Encore un concept “slow” à adopter! 

➡️Slow food 

➡️Slow life 

➡️Slow fashion 

Le slow travel s’oppose au tourisme de masse et implique de prendre son temps, s’imprégner de la destination, vivre chaque expérience de manière consciente et ne pas faire la course aux sites “à voir absolument”. 

Des gestes éco–responsables sur place

Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on oublie nos petits gestes éco-responsables du quotidien. Voyager de façon éco-responsable c’est essayer de minimiser le plus possible l’empreinte écologique de son passage. Cela peut, entre autres, passer par le choix d’un hébergement qui s’engage dans une démarche écologique. En Belgique, par exemple, les établissements (hôtels, chambres d’hôtes, gîtes) reçoivent la certification Greenkey pour récompenser leurs efforts en matière de protection de l’environnement (et bonne nouvelle : vous pouvez les réserver avec vos éco-chèques). 

Une fois sur place, privilégiez les activités douces comme les balades à pied ou à vélo, empruntez les transports publics, continuez de trier vos déchets, mangez local, … 

➡️Les gestes éco-responsables à adopter en voyage

➡️Bien choisir sa crème solaire cet été, pour l’environnement et votre santé

Staycations en Belgique

Qui a dit qu’il fallait aller loin pour être dépaysé ? La Belgique regorge de pépites! 

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Voyager de façon éco-responsable (ou en tout cas faire de son mieux pour y arriver), c’est possible! Pensez-y pour cet été. 

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Mode

Comment savoir si une marque de mode est éthique et éco-responsable?

Lorsqu’on fait du shopping, ce n’est pas toujours facile de savoir si une marque est éthique et éco-responsable ou pas. C’est pourquoi nous vous donnons ici les 4 critères à analyser pour connaître l’impact environnemental et humain des marques.

Le respect de l’environnement

Pour savoir si une marque est respectueuse de l’environnement ou non, il faut faire attention à 4 critères. Le nombre de déchets vestimentaires qu’elle jette par an, son impact en émission de carbone, sa consommation d’eau, et, si elle utilise des matières issues de ressources renouvelables ou non.

➡️La teinture végétale pour une mode plus éthique

Du côté humain

Après le scandale quant au fait que Inditex (le groupe espagnol à qui appartient Zara, Pull and Bear, Bershka, Stradivarius et encore plus d’autres) qui exploite les Ouïghours, les marques ont été obligées d’être transparentes vis-à-vis des conditions de travail dans leurs usines. Et voici ce à quoi il faut faire attention. Tout d’abord, si une marque veut pouvoir se revendiquer éthique, le respect des droits et de la santé des travailleurs sont des facteurs indispensables. Ensuite, la connaissance des fournisseurs est également importante.

Et les animaux dans tout ça ?

Malheureusement, les tests en laboratoire sur les animaux sont encore une triste réalité aujourd’hui. Quand on parle de test, il faut entendre par là : la souffrance qui est infligée aux animaux, le risque de mortalité ainsi que les marchés controversés.

Pas d’information = une information

Dans le cas où malgré vos recherches acharnées vous ne trouvez rien, ce manque d’informations reste une très grosse information malgré tout. Si une marque ne dévoile rien de son impact sur l’environnement, il est assez facile d’en déduire qu’elle a des choses à se reprocher. Et il en va de même pour son côté humanitaire.

Néanmoins, les marques de fast fashion ayant compris l’enjeu de véhiculer une image de marque éco responsable, n’hésitent pas à faire du greenwashing… Donc attention de ne pas tomber dans le panneau lors de vos recherches.

➡️Le glossaire de la mode éthique et responsable 

Comment faire pour trouver des sources d’informations fiables ?

On n’allait évidemment pas vous laisser sans vous donner nos astuces ! Pour vous aider dans vos recherches, on vous a trouvé une application super pratique : Good on You. Cette application (en anglais attention) est une source fiable pour découvrir les côtes de durabilité des marques de mode. Et en plus de vous donner le score des marques dans les facteurs cité ci-dessus elle vous donne des alternatives éthique et éco-responsable !

Les labels

Un autre indice plutôt pratique : les labels. Le label “faire wear” est un label qui assure que la marque collaborant avec ce label assure le respect des droits des travailleurs. Le label “GOTS” (Global Organic Textile Standard) cette certification allie les considérations écologiques au respect des conditions de travail lors de la production textile. Étant donné que ses critères environnementaux et sociaux sont très élevés, le standard GOTS est le plus reconnu mondialement en termes de fabrication de textile à partir de fibres biologiques. Un autre label très connu est le label  “STANDARD 100 by OEKO-TEX®/ OEKO-TEX®”, celui-ci assure que le vêtement ne contient aucun produit chimique nocif pour la santé.

Malheureusement même dans des labels qui ont été créés à des fins informatives, se trouvent des pièges. Les marques de fast fashion ayant compris l’enjeux de la consommation éco-responsable n’ont pas hésité à créer, et à s’auto attribuer des certifications afin de tromper le consommateur. Mais là encore, il s’agit de greenwashing car, tout est exagéré et inventer pour faire croire au consommateur que eux aussi produisent des produits éthique et éco-responsable. L’exemple le plus frappant est le label “conscious” de chez H&M qui promet aux consommateurs une gamme de vêtements éco-responsables. Malheureusement, la marque n’offre pas assez de garantie sur la provenance de ses produits et n’affiche aucun des labels vus plus hauts qui certifie réellement quelque chose…

Bien entendu, ne perdez pas de vue que tout, et tout le monde, n’est pas parfait. C’est plutôt difficile de trouver des marques qui cochent toutes les cases d’une mode éthique et éco responsable. Comme bien souvent, tout est question de trouver le juste équilibre. Si la marque fait un minimum d’effort et que vous de votre côté vous en faites aussi, en faisant des achats réfléchis, c’est déjà un très bon début !                

➡️Les applications de mode éco-responsable

➡️Le guide des matières éco-responsables: vers une mode plus durable

➡️Upcycling, quand la mode devient circulaire
                           

Article écrit par Aline Vlasselaer

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Société

Un Noël éco-responsable : nos idées repas, mode et cadeaux

Chacun a son échelle, avec des petits gestes, nous pouvons contribuer à un Noël éco-responsable. Voici nos conseils : 

Un repas de Noël local

On a souvent des habitudes et traditions familiales en ce qui concerne le repas de Noël. Mais qui a dit qu’on ne pouvait pas en mettre certaines en question ? Commençons tout d’abord par choisir des ingrédients locaux et de saison. Pensez peut-être à faire vos courses via des producteurs locaux. De plus en plus d’alternatives existent pour acheter local et varié facilement. On vous conseille notamment La Ruche Qui Dit Oui, si vous ne connaissez pas.

Ensuite, pourquoi ne pas envisager un repas entièrement végétarien ? Cela peut sembler étonnant pour les fêtes mais si votre entourage est ouvert à cette idée, cela pourrait vous permettre de découvrir de nouvelles recettes délicieuses et de faire un beau geste pour l’environnement et les animaux.

Nous avons été en repérage chez nos foodies belges et nous avons repéré les nuggets vegan de potimarron par Franek, les toasts poires & Herve par Alia ou encore les aubergines rôties au four par Morane.

Une fête fashion, mais slow

Pour les grandes occasions telles que Noël, on apprécie généralement se mettre sur son 31. Paillettes, petite robe noire, noeud papillon,… Nous sommes beaucoup à porter des vêtements réservés à ce type d’occasion. Des pièces qui dorment ensuite dans nos placards pendant des mois, voire des années. Et si on pensait à la location de vêtements ? De plus en plus de concepts de location de tenues de fêtes existent et cela permet de varier ses tenues de fêtes sans surconsommer! Autre alternative : la seconde main. Qui dit seconde main ne veut pas spécialement dire vieux t-shirt qui sent le grenier. Un tas de boutiques et d’e-shop de seconde main et vintage sont à votre disposition pour vous dénicher de super pièces. Un peu d’upclycling et vous voilà avec un look d’exception! Finalement, il reste bien entendu l’option de s’habiller chez des créateurs locaux. En bref, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.

Des cadeaux réfléchis et/ou zéro-déchet

Les cadeaux de Noël sont bien entendu un aspect important lorsqu’on pense à rendre Noël plus éco-responsable. En effet, les emballages et les innombrables cadeaux inutiles qui finissent au fond des placards ne sont pas spécialement ce qu’on souhaite pour des fêtes de fin d’année respectueuses de l’environnement, et de l’humain.

Dans un premier temps, l’idée est d’éviter d’offrir pour offrir. Pourquoi ne pas envisager un système de « cacahuète »/secret santa ? Un système de plus en plus répandu qui consiste à fixer un budget et ensuite chacun tire un nom à qui il devra offrir un beau cadeau. L’idée est d’offrir moins mais mieux.

Ensuite, pour les emballages, favorisons la récup’. Avez-vous déjà remarqué que des emballages en papier journal peuvent être esthétiques ? Ensuite, il y a la méthode furoshiki qui est de plus en plus adoptée par les adeptes du zéro-déchet. Le furoshiki est une technique traditionnelle japonaise qui consiste à plier et nouer du tissu pour emballer des cadeaux (ou différents objets du quotidien pour leur transport).

Quant aux cadeaux eux-mêmes, plusieurs options s’offrent à nous : homemade, non matériels, éthiques,…

➡️Ces solutions écolos qui ne sont pas tellement écologiques

Cadeaux DIY fait main

Depuis quelque temps, le “fait main” est à nouveau très valorisé. Beaucoup d’entre nous se sont reconnectés avec leur créativité et prennent du plaisir à créer avec leurs mains. Peinture, poterie, bricolage, bougies,… Votre entourage serait certainement ravi de recevoir quelque chose que vous avez fabriqué avec amour et créativité. Pinterest regorge d’idées originales et nous vous conseillons tout particulièrement le blog I Do It Myself où Céline nous partage une tonne d’idées DIY super jolies et pour tous les niveaux.

Cadeaux immatériels

Quoi de plus écologique qu’un cadeau qui n’existe pas matériellement. Une idée qui n’est pas nouvelle mais qui est pourtant souvent laissée de côté : le cadeau “expérience”. Nous pensons par exemple à une sortie culturelle comme un cinéma, une pièce de théâtre, un concert, une exposition,… Cela plaît à beaucoup de personnes et c’est également un bon moyen de soutenir le secteur culturel qui a beaucoup souffert ces derniers temps. Plein d’autres options de cadeaux immatériels existent : restaurant, escape game, citytrip, staycation,… Difficile de ne pas trouver de quoi faire plaisir à quelqu’un. 

Cadeaux éthiques

Le concept de cadeau éthique peut englober une tonne d’idées cadeaux. Un cadeau responsable de par son origine (fabrication, matériaux,…) peut être éthique. Mais également un cadeau qui sera utile et rentabilisé sur le long terme. L’idée générale reste de penser durable. On souhaite faire des achats conscients et aller à contre-courant des cadeaux par dizaines, inutiles et oubliés dès le 26 décembre. Oublions le pouvoir d’achat et voyons plutôt ça comme le pouvoir d’agir. 

A travers cet article nous espérons avoir pu nous partager quelques pistes pour profiter d’un Noël inoubliable sans culpabilité écologique. Ce sont de petits gestes, on vous l’accord, mais ne serait pas ça aussi la magie des fêtes? De petits gestes pour un monde (et un avenir) meilleur. 

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Lifestyle Société

5 idées originales pour utiliser vos éco-chèques en Belgique !

Un éco-chèque, késako ? Un éco-chèque est un avantage extra-légal que l’on reçoit de la part de son employeur dans le secteur privé. L’idée est de pouvoir, grâce à ces chèques, faire des achats (les éco-chèques ont généralement une validité de 2 ans) “en faveur de l’environnement ». 

FAIRE DES ACHATS DE SECONDE MAIN

vêtement sur ceintres et sacs de voyage

A la rédac’, on encourage la slow fashion et la consommation durable. Une bonne façon de se tourner vers un comportement d’achat plus responsable est d’opter pour la seconde main. Et ça tombe bien, les magasins Troc, Les Petits Rien et Terre que l’on retrouve un peu partout en Belgique vous donne la possibilité de payer en éco-chèques !

FAIRE DU SHOPPING SUR ECOMARKET

Sur Ecomarket (dont on vous parlait dans cet article : 3 e-shops qui changent de l’ordinaire) vous pouvez TOUT acheter en éco-chèques. Food, mode et accessoires, décoration, … vous trouverez certainement votre bonheur. 

ACHETER DES PLANTES

plantes diverses

Et oui, l’achat de plantes est possible avec les éco-chèques ! Une bonne idée pour agrandir votre petite famille verte. Vous pouvez également acheter des semences, des bulbes mais aussi du terreau, du compost et tous les produits qui disposent du label FSC ou PEFC (comme les meubles d’extérieur par exemple). La plupart des magasins de plantes et de bricolage acceptent ce mode de paiement (Brico, Hubo, Ohgreen, etc.) 

Vous vivez en ville et ne disposez pas de beaucoup d’espace pour cultiver votre propre jardin ? Il existe aujourd’hui de nombreux jardins collectifs et l’adhésion peut elle aussi être payée avec vos éco-chèques. 

ACHETER/CHANGER UN APPAREIL ÉLECTRO

machine à laver et manne à linge

La machine à laver vous a lâché ? Vous avez besoin de changer votre frigo ou congélateur ? Tous les appareils électriques dont les conditions énergétiques sont respectées peuvent être payés en éco-chèques (A+ et A++). 

RÉSERVER UN SÉJOUR “CLÉ VERTE”

©Green-Key label (logement : Les oiseaux de Passage)

Le meilleur pour la fin ! Le saviez-vous ? Vos éco-chèques vous permettent également de réserver des séjours dans des établissements “Clé Verte” (label GreenKey )! De nombreux établissements belges (hôtels, chambres d’hôtes, gîtes) reçoivent cette certification pour récompenser leurs efforts en matière de protection de l’environnement. L’occasion de se réserver un petit week-end aux frais des éco-chèques ! 

➡️Voyager de façon éco-responsable

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Mode

Comment adopter la slow fashion ?

Gaspillage des ressources, utilisation de substances chimiques et nocives, productions polluantes, dégradation de l’eau potable, exploitation de la misère sociale, etc. les dessous de l’industrie textile font froid dans le dos. A cela, il faut ajouter le nombre exorbitant de vêtements qui finissent en déchet. On considère que chaque seconde l’équivalent d’un camion-poubelle de textile est enfoui ou brûlé (avec les conséquences écologiques qui vont avec !). Seul.e.s les consommateurs.trices  ont le pouvoir de faire évoluer les pratiques de l’industrie en revoyant ses habitudes d’achat, notamment en consommant moins mais mieux.

1. Réfléchir sa consommation

Acheter moins, mais mieux, c’est ce que propose le slow fashion. L’idée est d’avoir une réelle prise de conscience quant aux effets dévastateurs de l’industrie textile. La solution ? Ralentir et réfléchir. Avant chaque achat, posez-vous quelques questions : n’ai-je pas déjà un article similaire ? Est-ce que je peux porter cet article plus d’une fois ? En ai-je besoin ? Pourrais-je le trouver ailleurs dans un circuit plus responsable ? Est-ce que je l’aime vraiment ou est-ce un achat compulsif ? N’hésitez pas à prendre quelques jours pour y répondre. Plus tard, si l’envie est toujours là, faites vous plaisir. Si non, vous venez d’économiser quelques euros. 

➡️Mode belge : ces marques à suivre

2. Valoriser ce que l’on a déjà

Votre dressing est plein à craquer et pourtant vous n’avez rien à vous mettre. Pour y remédier, commencez par un grand tri. Séparez les habits que vous aimez revêtir des autres et gardez les. Parmi ceux que vous ne portez plus, réfléchissez si vous pouvez leur offrir une nouvelle vie. La customisation, l’upcycling, la modernisation ou simplement l’ajustement font des merveilles. Pour les autres, pensez à les donner ou revendre. Votre penderie semblera comme neuve.

Upcy’chic : la plateforme en ligne éco-responsable

➡️Upcycling, quand la mode devient circulaire

3. Opter pour la seconde-main

Friperies, vide dressing, brocantes, sélection vintage, troc, site de revente, location, etc. Il existe mille façons de ne plus acheter neuf. La seconde main a l’avantage d’être respectueuse de l’environnement mais aussi de faire des économies. De plus, les pièces d’occasion proviennent généralement d’anciennes collections qui ne sont plus produites. Look unique garanti.

Notre sélection de friperies à Anvers

Notre sélection de friperies à Bruxelles 

4. Choisir des marques éthiques

De plus en plus de marques se positionnent de façon plus écologique et éthique. Elles peuvent investir dans des procédés moins riches en eau, utiliser des fibres recyclées ou créer leurs collections à partir de chutes de tissus. D’autres enseignes se concentrent sur le respect des travailleurs (et de leur rémunération) en localisant leur production en Europe ou (encore mieux) en Belgique. 

5. Choisir des pièces durables

L’idée est de choisir des pièces qualitatives qui vont perdurer. Privilégiez les articles intemporels en fibres naturelles et/ou recyclées afin de pouvoir les réutiliser au fil des années et des modes. N’hésitez pas à travailler votre style, en misant sur un vestiaire minimaliste mais malin et en investissant dans quelques pièces fortes et des accessoires sympas. 

6. Derniers conseils

  • Repérer les indices

Premier indice : le lieu de vente. Les enseignes de fast fashion cachent rarement de pièces réellement éco-responsables. Contrairement à d’autres boutiques qui ne jurent que par le slow fashion ! En plus, c’est un bon moyen de relancer l’économie locale #Achetonsbelge.

Second indice : l’aspect générale. Si un vêtement ne semble pas qualitatif, il ne l’est sûrement pas. 

Troisième indice :  le prix. Les pièces produites en Asie sont beaucoup moins chères mais indiquent rarement une rémunération juste. Néanmoins, un prix élevé ne signifie pas nécessairement respect de la main d’œuvre ! N’hésitez pas à regarder le lieu de fabrication. 

Quatrième indice : la présence de labels et de certifications. Cependant, il faut les comprendre. Certains se concentrent sur le respect des conditions de travail, l’absence animale dans le processus de fabrication et d’autres sur le caractère écologique. Choisissez-les selon vos convictions et préférences. 

➡️Notre glossaire de la mode éthique et responsable (pour s’y retrouver face à tout ce jargon !) 

  • Follow des slow fashion gourous

On ne va pas se mentir. Les influenceurs qui organisent des haul H24 d’enseignes de fast-fashion ne vont pas nous aider à consommer moins et mieux. Entourons-nous créateurs et créatrices de contenus passionné.e.s par la mode éthique et responsable. Ils.elles partagent leurs bons plans, leurs meilleures adresses, leurs trouvailles et leurs créations. Les plus manuel.le.s publient même des tutos de coutures ou d’upcycling afin que leurs followers suivent le mouvement. Et ça donne envie ! 

7. Ne pas culpabiliser

Le plus important est de vouloir progresser, pas d’être parfait.e. Chacun avance à son rythme et selon ses convictions. Bien s’habiller doit rester un plaisir, surtout si c’est avec style et éco-responsabilité.

Laetitia Bindji 

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